jeudi 25 septembre 2008

plouf plouf

Oui bon ben je m'amuse



Roland Barthes je t'aime

Réfléchir en critique à ce qu'on va écrire :
Une des plaies du mot ;
Mais si l'on voulait dire,
Autant valait laisser l'écriture aux tressauts.
Un peu plus de lettre au babil
Eût rendu le sens moins labil !
Nous laissons raconter ceux qui aiment l'ennui
- Non par choix, il est vrai, plus que par comédie ;
Mais parler d'encre vive amoindrirait nos vies.

4 commentaires:

Black Sharne a dit…

Pour le coup, je suis moyen fan... J'ai l'impression que ça fait beaucoup de vocabulaires et de tournures de phrases complexes pour un message finalement assez simple. Cela dit, parfois on ressent le besoin d'exprimer les choses comme elles nous viennent, et elles nous viennent de façon bizarres, et c'est intéressant à constater.

Par contre, j'ai lu à peu près la moitié de ton super-giga poème, là (pas fini car interrompue)et j'ai été assez bluffée, c'était beau, pompeusement beau parfois, dans le genre "c'est ton style et c'est bien".

J'ai envie d'être bluffante moi aussi, 24h/24.

Black Sharne a dit…

C'est la folie du 's'.

Jilian Essandre a dit…

ben justement, contrairement à mes poèmes habituels, ya aucune tournure ni aucun lexique complexes, le tout est d'une simplicité et d'une concision assez inhabituelle, pour un message très clair, donc je saisis moyen ta critique. Pour le coup l'intérêt poétique était surtout de jouer avec les mètres, de les entremêler à la façon de La Fontaine genre, pour organiser une petite idée sans originalité, sans contrefaçons je suis un garçon, sans conséquences.

J'aime pas quand tu dis "j'aime pas mais tu avais sûrement besoin de le dire" (tu me l'as déjà sorti une ou deux fois) ; ben non? j'avais juste envie. Le besoin, c'est le babil.

Black Sharne a dit…

Non mais oh, ne déconnons pas, tes formulations on les trouve pas à chaque détours de phrase, hein. Je veux bien être teu-bê et inculte, mais je sais reconnaître des expressions et du vocabulaire inhabituelle dans la littérature en général (cette expression est critiquable, je sais, mais laisse-moi tranquille, je suis très mélancolique). (labil, babil. "Réfléchir en critique à ce qu'on va écrire" la dernière me rappelle des expressions que j'utilisais quand je tentais d'écrire des poèmes en essayant d'être obscure et stylée, enfin obscure, je trouve pas le bon terme. Ca m'empêche peut-être d'apprécier le truc à sa juste valeurs, et je suis peut-être pas super objective, mais bon, je tiens pas à me faire dire toute seule que mon avis c'est de la merde irréfléchie, donc, je maintiens, hop-là)

Alors disons qu'il y a peut-être quelque chose de simple dans ta façon de formuler, mais cette simplicité ne me parle pas, ne me plaît point.

"Mais si l'on voulait dire,
Autant valait laisser l'écriture aux tressauts."

Je sais pas si le message c'est quelque chose du genre 'mais si le but c'était d'en parler, ça valait pas la peine de l'écrire boudiou, ne mélangeons pas tout', je prétends pas avoir tout compris, mais justement, je suis sûre que ça pouvait être exprimé plus clairement, pour le coup. Car la façon de le dire là, n'est pas forcément plus intéressante.

Bon, quant au 'besoin', j'ai pas trop réfléchi pour choisir mon vocabulaire, mais ma phrase vaut aussi avec 'envie'. Mais le truc, Jilianichon, c'est qu'entre potes, j'ai pas autant envie de me casser la tête à chercher les bons mots en permanence dans la crainte que je te froisse ou que tu t'imagines que je suis complètement à côté de la plaque, alors que bon, en principe, tu es un peu plus compréhensif avec moi, ce qui me fait dire hahahahhaa que ton orgueil est légèrement blessé, hohohohoho!

Mais je comprends pas, si c'est vraiment le cas, et que tu te vexes, même très légèrement, même sans vraiment te l'avouer (ce que je comprends puisque moi, en tout cas, spontanément, je réagis comme ça), en ayant, on dirait, besoin de prouver qu'en fait c'est moi qui sais pas trop ce que je dis (alors que bon, je fais qu'essayer de te donner mon avis le plus sincèrement possible, comme tu le fais avec moi) pourquoi, quand c'est l'inverse, tu prends pas trop de pincettes avec moi quand je te demande une critique? J'veux dire: je peux accepter totalement et sans me vexer que tu me fasses des critiques sans y mettre trop les formes si je sais que de ton côté, le fait qu'on te rende la pareille ne te gêne pas. Mais si toi, de ton côté, t'es quand même un peu vex' mine de rien, ben moi je sais plus trop comment prendre tes critiques. Tu crois que ce que je produis, j'y attache moins d'importance et de respect, que ça signifie moins pour moi que toi?

Bon, mais en fait, la seconde option, c'est qu'en fait c'est moi qui, comme lorsque tu me fais des critiques, me vexe de ta façon de me parler en l'occurrence sans fioritures, le prends mal et m'enflamme.

Mais tu vois, c'est pas une raison pour me rembarrer parce que je t'aime et ... je suis très mélancolique (ter)

(l) T-T